Ma vie en suspens, Susannah Cahalan

À offrir à un lecteur qui préfère les faits aux romans

Ne vous fiez pas à la couverture de cette ouvrage, avec son sous-titre à sensation (« Ils me croyaient folle, un médecin m’a sauvé la vie »). En version originale, Brain on fire reflète bien mieux l’étrange embrasement qui s’est soudain attaqué au cerveau de l’auteure, jeune journaliste au New York Post.

Du jour au lendemain, Susannah Cahalan est entrée dans la folie. Paranoïa, hallucinations, catatonie: son cerveau est atteint par ce qu’on prend pour un trouble schizo-affectif. Par chance, la jeune femme est aussi sortie de la folie. Avec Ma vie en suspens, elle use de ses méthodes journalistiques pour reconstituer cette incursion dans les zones obscures de son cerveau. Le défi est énorme: d’une part, elle n’a presque aucun souvenir de sa période de maladie, d’autre part, elle souffre de ne pas se reconnaître dans la femme délirante qu’elle voit sur les enregistrements de l’hôpital et dont lui parlent ses proches. C’est avec la volonté de comprendre qu’elle pourra faire le tri entre souvenirs, hallucinations et réalité.
L’histoire personnelle de Susannah Cahalan est devenue celle de plusieurs. Avec son cas, les médecins ont découvert l’existence d’une maladie auto-immune jusqu’alors inconnue et diagnostiquée à tort comme une schizophrénie.

Quel que soit le diagnostic final, Ma vie en suspens touche par son récit sans fioriture d’une personne menacée dans sa santé mentale.

LB